,m'^^^w^.

wmmmmM

DICTIONNAIPvE

DES

m SCIENCES NATURELLES

DAIVS LEQUEL

ON TRAITK MÉrrtODIQUEMENT DES DK-KI^RENS AtrES PE LA NATURE, CONSiniiRÉS SOIT EN El X- AIlï.ME.S, d'aPRES l'i^-XAT ACTUEL DE NOS CONNOI3SANCE3, SOIT RELAl J VE.MENX A l'ltIDTR Qu'eN PEUVENT BEïlKEil LA MÉDECINE, l'aGIUCULTURT; , LE COMMERCE ET LE3 ARTS.

SUI\1 D"UNE BIOGRAPJIIE DES PLUS CÉLÈBRES NATURALISTES.

m 0,

^ Plusieurs Professeurs du Jardin du Roi et des principale? Ecoles de Paiis.

TOME QUAIÎ AN TE- CINQUIÈME.

RE-ROCHER,

F. G. Lr^nAt-LT, Éditeur, à STRASBOURG, et rue de la Harpe, N." 81, à PARUS.

Le NoiiMAAT, rue de Seine, N." 8, à PARIS,

1827.

LIBRARY OF

1085- IQ56

DICTIONNAIRE

DES

SCIENCES NATURELLES.

TOME XL F.

REPROCHER.

Le nombre d'exemplaires prescrit par la loi a été déposé. Tous les exemplaires sont revêtus de la signature de r éditeur.

^/^' ^Ù<^2:^^^^^^^^^j

DICTIONNAIRE

DES

SCIENCES NATURELLES,

DANS LEQUEL

ON TRAITE MéTHODIQUEMENT DES DIFFÉRENS ÊTRES DE LA NATURE, CONSIDÉRÉS SOIT EN EUX-MÊMES, d'aPRÈS l'ÉTAT ACTUEL DE NOS CONNOISSANCES , SOIT RELATIVEMENT A l'uTILITB Qu'eN PEUVENT RETIRER LA MÉDECINE, l'aCRICULTURE , LE COMMERCE ET LES ARTS.

SUIVI D'UNE BIOGRAPHIE DES PLUS CÉLÈBRES NATURALISTES.

Ouvrage destiné aux médecins, aux agriculteurs, aux coinmercans, aux artistes, aux manufacturiers, et à tous ceux qui ont intérêt à connoître les productions de la nature, leurs caractères génériques et spécifiques, leur lieu natal, leurs propriétés et leurs usages.

Plusieurs Professeurs du Jardin du Roi , et des principales Ecoles de Paris.

TOME QUARANTE-CINQUIÈME.

F. G. Levrault, Editeur, à STRASBOURG,

et rue de la Harpe, N.° 81, à PARIS.

Le NofvMAnt, rue de Seine, N.** 8, à PARIS.

1827.

Liste lies auteurs par ordre de Matières.

Physique générale.

M. LACROIX, membre de rAcadémie des Sciences et professeur au Collège de France. (L.)

Chimie.

M. CHEVBEUL, professeur au Collège royal de Charlemagne. CCb.)

Minéralogie et Géologie. M. BKONGNIART, membre de l'Académie

des Sciences, professeur à la Faculté des

Sciences. ( B. ) M. BROCHANT DE VILLIERS, membre

de l'Académie des Sciences. ( B. de V.) M. DEFRANCE, membre de plusieurs

Sociétés savantes. ( D. F.)

Botanique. M. DESFONTAINES, membre de l'.\cadémie

des Sciences. (Desf. ) M. DE JUSSIEU, membre de l'Académie

des Sciences, prof, au Jardin du Roi. (J.) M. MIRBEL, membre de l'Académie des

Sciences, professeur à la Faculté des

Science». (B. M.) M. HENRI CASSINI, membre de la Société

pliilomatique de Paris. (H. Ciss. ) M. LEMAN , membre de la Société philo-

matique de Paris. (Lem, ) M. LOISELEUR DESLONGCHAMPS,

Docteur en médecine, membre de plusieurs

Sociétés savantes. ( L. D. ) M. MASSEY. ( Miss. ) M. POIRET, membre de plusieurs Sociétés

savantes et littéraires , continaatcùr de

l'Encyclopédie botanique. (Poir.) M. DE TUSSAC, membre de plusieurs

Sociétés savantes, auteur de la Flore des

Antilles. (De T.)

MM. DE HUMBOLDT

Zoologie générale, jinatamie et Physiologie. M. G. CUVIER, membre et secrétaire per- pétuel de l'Académie des Sciences, prof, au Jardin du Roi , etc. ( G. C. ou CV. ou C.) M. FLOURENS. (F.)

Mammifères. M. GEOFFROY SAINT-HILAIRE, membre de l'Académie des Sciences , prof, au Jardin duRoi. (G.)

Oiseaux.

M. DUMONT DE s." CROIX, membre de

plusieurs Sociétés savantes. ( Cb. D.)

Reptiles et Poissons.

M. DE LACÉPÈDE, membre de l'Académie des Sciences , prof, au Jardin du Roi. (L.L.)

M. DUMERIL, membre de l'Académie des Sciences, professeur à l'Ecole de méde- cine. (C. D.)

M. CLOQUET, Docteur en médecine. (H. C.) Insectes.

M. DUMERIL , membre de l'Académie des Sciences, professeur à l'Ecole de médecine. (C. D.)

Crustacés.

M. W. E. LEACH , membre de la Société roy. de Londres, Correspond, du Muséum d'bis- toire naturelle de France. ( W, E. L.)

M. A. G DESMAREST, membre titulaire de l'Académie royale de médecine, professeur à l'école royale, vétérluaire d'Alfort, etc.

Mollusques , Vers et Zoophjtes. M. DE BLAINVILLE, professeur i la Faculté des Sciences. ( De B.)

M. TURPIN, naturalii l'exécution des dessins et la gravure. RAMOND donneront quelques articb

te , est chargé de de la direction de

nouveaux qu'ils ont observés d, plus particulièrement occupé; M. PRÉVÔT a donné l'aj thologie; M, DESPORTES 1

objets leurs voyages, ou sur les sujets dont ils se sont( M. DE CANDOLLE nous a fait la même prome cle Océan; M. VALENCIENNES plusieurs articl cle Pigeon dômes tii] ue , et M. LESSON

M. F. CUVIER est chargé de la direction générale de l'ouvrage, et U coopt articles généraux de zoologie et « l'bistoire des mammifères. (F. C, )

r les objets t ils se sont^ romesse. \

licles d'Orni- \ de Plwier. \

)opérera aui ^

DICTIONNAIRE

DES

SCIENCES NATURELLES.

REA

Re de QUAGLIE. (Ornith.) C'est, en Italie, le râle de terre, rallus crex , Linn. (Ch.D.)

RE D'IPIVJ. {Ornith.) Suivant le Nouveau Dictionnaire d'histoire naturelle, on nomme ainsi , en Piémont, le martinet à ventre blanc , hirundo melba, Linn. , et cjpselus melba, Vieill., qui porte en Savoie le nom de jacobin. ( Ch. D.)

RE DI ROSSIGNEUI. (Ornith.) Nom de la rousseroUe , turdus arundinaceus , Linn., en Piémont. (Ch.D.)

RE DI SIEPE. [Ornith.) Nom italien du troglodyte, mota- cilla troglodytes , Linn. (Ch. D.)

REACTIF. {Chim.) En bornant ce nom à ce qu'il a de spé- cial, on peut dire qu'un réactif est un corps qui produit avec un autre corps un phénomène facile à constater; d'où il suit que, si un réactif produit avec une matière dont on ignore la com- position , un phénomène que l'on sait être le résultat de l'action de ce réactif sur un corps A, par exemple, on en concluera la présence de ^ dans la matière dont on cherche à connoîf re la nature. Mais, pour que cette conclusion soit justifiée, il est toujours nécessaire de faire plusieurs autres expériences, propres à servir de contrôle à la première. En général, plus la matière qu'on essaie par un réactif, est compliquée , et plus l'action de celui-ci présente d'incertitude, et les livres que l'on a composés sur l'emploi des réactifs, sont loin d'indiquer le moyen de lever ces incertitudes; cependant ce seroit

2 REA

l'utilité spéciale de ces sortes d'ouvrages, et publier des traé- tés d'analyse, sous le titre de traité des réactifs, c'est évidem- ment s'éloigner du but. Voyez, au mot Principes iMMiiDiAxs ORGANKjuEs, quelques réflexions sur l'usage des réactifs dans l'analyse organique immédiate. ( Ch. )

REA LE. (Ornith.) Espèce de faisan du Mexique, dont il est fait mention, dans l'Abrégé des voyages, par Laharpe , tom. 1 1 , pag. 333 , et qui est huppée. ( Ch. D. )

RÉALGAL ou RÉALGAR. {Min.) C'est le nom d'une es- pèce d'ARsENic SULFURÉ ( voycz ce mot). On peut donner à cette espèce ou le nom d'arsenic sulfuré rouge, ou plus sim- plement celui d'arsenic réalgar , en faisant connoître en quoi il diffère de l'autre espèce, qui est Vorpiment. (B.)

REALGARERA. {Bot.) Voyez Permenton. (J.)

KEARMOUSE. {Mamm.) C'est l'un des noms anglois em- ployés pour désigner la chauve-souris. (Desm.)

REATIN. {Ornith.) Nom du pouillot ou chantre, niotacilia trochilus , Liun. , dans le Boulonnois. (Ch. D.)

REATTINO. {Ornith.) C'est le nom italien du troglodyte , motacilla troi^lodjtes, Linn. ( Ch. D.)

RÉAUMURE, Reaumuria. {Bot.) Genre de plantes dicoty- lédones, à fleurs complètes, ])olypétalées , de la famille des ficoïdes, de la potjandrie pentaajnie de Linnaeus, distingué comme genre par un calice persistant, à cinq divisions, en- vironné d'un involucre à plusieurs folioles linéaires ; cinq pétales, munis chacun à leur base de deux appendices ciliés^ un grand nombre d'étamines insérées sur le réceptacle; un ovaire supérieur; cinq styles; une capsule supérieure, à cinq valves, à cinq loges polyspermes; les semences oblongues et sojeuses.-

Réaumure vERMicuLAiRE : Reauiiiuria vermiculatiis , Linn. ; Lamck., lll. gen., tab. 489, tig. 1 ; Boccon., Sic, tab. 4 , lig. G; Moris. , 3 , §. 1 2 , tab. 12, fig. 6 ; Lob. , 7c. , 3 80. Plante d'en- viron un pied de haut, dont la tige est presque ligneuse, droite, glabre, cylindrique; l'écorce blanchâtre; les rameaux alternes les feuilles glauques, charnues, éparses , nombreuses, à i emi cylindriques, linéaires, subulées. I-es fleurs sont soli- taires, situées le long dts rameaux; les pédoncules courts, garnis vers leur sommet de folioles nombreuses , imbriquées;

REB 5

les découpures du calice ovales, aiguës; la corolle est blanche, pluslonguequele calice, à pcHalcs elliptiques, obtus; la capsule est lisse, ovale, peutagorie, un peu plus longue que le calice, «'ouvrant au sommet en cinq valves : souvent, en perdant les cloisons qui les séparent, il ne paroit qu'une seule loge. Cette plante croît sur les côtes maritimes, en Egypte, dans la Bar- barie , la Sicile , etc.

Le Reaumuria hj'pericoides , Linn. (Lamk. , lll. geii. . fab. /i8g , fig. 2), n'est, pour Marschall , qu'une variété de la précé- dente. C'est, pour M. de L.abillardière, son hjpericum alier- nifolium. Willdenow en a formé un genre particulier sous le nom de leauinalix hypcricoides. (PoiR.)

REBBE HUAL. (A/amm.) M. de Lacépède a rapporté ce nom norwégien à l'espèce de la baléinoptère museau pointu, (Desji.)

REBBES. (Dot.) Dans l'Anjou et le Poitou on nomme ainsi la betterave rouge. ( L. D. )

REBÈTRE. (Ornitli.) Dans plusieurs cantons des départe- mens qui formoient la Normandie, le troglodyte, tnotacilla troglodytes, Linn., est ainsi nommé. On l'appelle ailleurs re- betrin et rebenel. (Ch. D. )

REBHUHN. (Orniih.) Nom allemand de la perdrix grise , tetrao perdix , Linn. ( Ch. D. )

RÉBLE ou RIEBLE. ( ^o^ ) C'est le gaillet accrochant. Voyez RiÈBLE. ( L. D. )

REBLETTE. [Ornith.) Ce nom et celui de reJ/o£ sont vul- gairement donnés, près de B.iyonne, au troglodyte, tnotacilla troglodytes, Linn. (Ch. D.)

REBOULLIA. (Bot.) Genre fondé par Raddi {Oputc. Bol, 2, pag. 557) sur le marchantia Jiemispherica , Linn., décrit dans ce Dictionnaire à l'article Marchantia.

Il le caractérise ainsi : Pédoncule femelle portant à son som- met un réceptacle commun, convexe, sexangulaire, s'ouvrant en dessous par six sillons aboutissant aux angles du réceptacle; dans Pintérieur de chacun est un sporangium ou co/iceptacle nu, ovale, sessile, s'ouvrant irrégulièrement ou plutôt se dé- chirant pour donner issue aux séminules. Les soies ou filamens, articulés, comprimés, situés au point d'insertion du pédon- cule avec le réceptacle commun, sont présumés être des an-

4 REC

tlières par Raddi. Ce naturaliste a dédié ce genre à M. Reboui , botaniste instruit d'Aix en Provence. (Lem.)

REBOULO ou HEliOlJLETO. {Mamm.) Nom que l'on donne en Languedoc à la caillette ou quatrième estomac des veaux, employé pour faire prendre ou cailler le lait. (De^m.)

REBROUSSÉE [Radiccik]. {Bot.) Lorsque la radicule au lieu d'être droite, comme dans les conifères, se recourbe et rap- proche sa pointe du hjle, on la dit recourbée; exemple: genisla hispanica. Lorsque la pointe, au contraire, s'éloigne du hile, on la dit rebroussée; exemple : cornucopiœ cucuLlatum. (Mass.)

REBROUSSES. (BoL) Voyez Faneurs de Sotré. (Lem.)

RÉCALISSI. (Bot.) Suivant Garidel , les Provençaux don- nent ce nom à la réglisse, glfc^rhiza, et ils nomment récalissi fer, l'astragalus glycjph} //os, qui est la réglisse sauvage. ( J. )

RECAMA. {Bof.) Nom de la salsepareille, suivant Clusius , dans la partie du Portugal qui avoisine l'Andalousie. (J.)

RECCHIA. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones à fleurs complètes. j)olypétalées , de la famille des dilleniacëes . de la décandrie de Linnaeus, distingué comme genre par : Son ca- lice de cinq pièces ou sépales ovales, égales, ouvertes; sa corolle il cin({ pétales oblongs, alternes, avec les pièces du calice plus longues, atténués à la base, un peu denticulés à leur extrémité; ses dix étamines ; ses deux ovaires globuleux glabres; ses styles filiformes, courts, terminés par des stig- mates en tête, mais élargis transversalement. Le fruit est in- connu. Ce g'jure, adopté par M. De Candolle et établi par Sessé, ne contient qu'une espèce, qui croît au Mexique, c'est le R. mexicana,, Séssé et Moc. , FI. mex. ined. icon. wed.; Decand., Syst. nat., i , p. /|ii. C'est un arbrisseau rameux, à rameaux tortueux, anguleux dans leur jeune âge ; à feuilles alternes, ovales, oblongues; à fleurs disposées, le long des rameaux supérieurs, en petites grappes, courtement pédicel- lées, à peine garnies de bractées , et à pétales jaunes. Ce genre paroit avoir de l'affinité avec le curatella, dont il diffère par le pori, les étamines au nombre de dix, et nullement en nombre indéfini: par les stigmates dilatés et les ovaires gla- bres. ( Lkm. )

REC 5

RÉCEPTACLE. [Bot.) On nomme réceptacle des fleurs, le clinanthe, partie évasée d'un pédoncule qui porte plusieurs ileurs ; exemples : synantliérées, âorsienia, etc. Le réceptacle de la fleur est la partie du végétal qui sert de point d'aitache aux orgaïus de la génération. Le réceptacle des graines est la partie du péricarpe elles sont attachées (voyez Placenta, Placentaire). Le réceptacle des lichens, des hépatiques, etc.,^ est le conceptacle dans lequel sont renfermés les organes re- producteurs de ces végétaux , et qui prend des noms par- ticuliers suivant les diverses formes qu'il affecte ( voyez CoNCEPTACtE ). Les réceptacles ou réservoirs des sucs pro- pres sont des caxités qui contiennent des sucs huileux, ré- sineux, etc., propres à certaines espèces de plantes, et mé- nagées çà et dans le tissu cellulaire des écorces , de la moelle, des feuilles, etc. Voyez à l'article Vaisseaux pkopres. (iMass.)

RÉCEPTACULAIRE [Style]. (Bot.) Attaché sur le réceptacle au lieu d'être attaché sur l'ovaire; exemples : bourrache, sym- phytum, etc. (Mass.)

RÉCEPTACULITE. (Foss.) Lorsqu'on écrit sur les corps or- ganisés fossiles, on est souvent exposé à dire des choses peu lumineuses sur certains objets, et cependant on ne peut se dispenser de parler de ceux qui peuvent présenter quelque intérêt, lors même qu'après en avoir parlé, ils ne cesseroient pas d'être énigmatiques. Tel est le fossile dont il est ici ques- tion ; c'est un corps qui affecte différentes formes et dont je possède plusieurs individus. L'un , qui est conique et assez pointu, a deux pouces de hauteur et an pouce et demi de diamètre à sa base. Un autre, qui a la forme d'un mamelon, a environ un pouce d'élévation à son centre et deux pouces et demi de diamètre à la base. Enfin, un troisième, encore moins épais , a son centre à un pouce du bord , et , en prenant . son accroissement, s'est étendu jusqu'cà trois pouces du point central, en sorte qu'il a quatre pouces dans son plus grand diamètre et trois pouces dans l'autre. Ces corps ont été trou- vés, dans des couches très-anciennes, aux environs de Chimay dans les Pays-Bas. Leur base, et probablement leurintérieur, est un schiste verdàtre , très- compacte, qui prend un assez beau poli. On pourroit douter s'ils sont des corps marins , si,

REC

en dessous, l'un de ces morceaux ne confenolt des portions de tiges d'encrinitcs.

Le premier des morceaux ci-dessiis décrits est couvert de pe- tites a-pérités disposées en lignes régulières, qui tournent et se croisent, et d'une croûte qui ne paroit pas plus épaisse qu'une feuille de papier. La surface extérieure du second présente des protubérances rhomboidales qui par leur disposition imi- tent très-bien relK^ d'un cône de pin. Une grande partie du Iroisièuic offre , du côté du sommet, des trous ronds, peu profonds, d'une ligne de diamètre, disposés en rangées cour- bes et qui s'entrecroisent, comme celles des graines du tour- nesol, dans leur réceptacle. La partie la plus éloignée du centre présente des compartimens rliomboidaux, comme ceux qui, couvrent le second morceau, et il y a lieu de croire que celle se trouvent les petits trous a perdu une sorte d'épiderme qui les cachoit.

Deux autres morceaux que je possède, démontrent que ce corps étoit encroûtant et que son épaisseur varioit depuis moins d'une ligne jusqu'à près de trois. Ils sont de couleur grise et ne présentent aucune contexture fibreuse. Celui qui est le plus épais est couvert en dessus .de petites lignes qui se croisent en tournant, et forment des losanges d'une ligne et demie de largeur environ, et à chacun des endroits ces lignes se coupent, il se trouve un de ces trous ronds dont il a été question ci-dessus. Ils sont un peu plus larges à la partie supérieure qu'à leur base, et s'étendent jusqu'à la partie infé- rieure du morceau. Chacun d'eux se trouve rempli par une matière qui paroit être de lu même nature que celle dans la- quelle elle est contenue, mais qui est de couleur brune. Ces deux matières font effervescence avec les acides. Le dessous du morceau, présenfe de petits cadres en losanges, au milieu desquels répondent les trous et la matière brune qui les rem- plit.

D'après la description ci-dessus on voit qu'il est difficile de rapporter ces corps à quelque chose qui soit déjà connu. Il sembleroit cependant qu'ils pouvoient appartenir à l'ordre des polypiers plutôt qu'a tout autre; mais ils sont si loin de res- sembler à ceux qu'on connoit déjà , que je n'ose affirmer qu'ils en dépendent.

REC 7

J'ai donné à ce corps le nom de réceptaciilite, et à l'espèce celui de recepfncul.es Neptuni. On voit des figures de ces mor- ceaux dans l'atlas de ce Dictionnaire, pi. foss. (D. F.)

RECHAD. {Bot.) Nom arabe, suivant M. Delile , du cres- son alénois , lepidiuin sativum , et du cochlearia nilotica. Le re- chad el-bahr est l'isatis pinnata de Forskal, ou cakile maritima de Tournefort. Le même nom est donné au raphanus Ijtg' tus de Forskal, raphanus recurvatus de M. Persoon , qui croit dans l'Egypte auprès des Pyramides. Le recliad-gebely est le lunaria pan'ijlora de M. Delile. (J.)

KECHTE 13RACH-V0GEL. (Ornith.) L'oiseau que Frisch désigne par cette dénomination, est le pluvier doré, cliara- drius plui'ialis, Linn. (Ch. D. )

RÉCIPIENT. (Chim.) Vaisseau destiné à recevoir les pro- duits volatils qui se dégagent d'une opération. (Ch.)

RÉCIPIENT FLORENTIN. {Chim.) Lorsqu'on distille avec de l'eau des substances végétales qui contiennent des huiles volatiles, légères, et en une proportion plus grande que celle qui peut être dissoute par l'eau volatilisée, on se sert du récipient florentin pour recueillir ce produit volatil. Ce récipient a la forme d'une poire. La partie renflée est en bas. De quelques lignes au-dessus du fond part un tiibe , qui s'élève verticalement à un pouce au-dessous de Fouverture du récipient. Ce tube est courbé à sa partie supérieure. A mesure que le récipient se remplit, Phuile qui est en excès à la quantité que l'eau peut dissoudre, s'élève au-dessus de ce liquide. 11 arrive dès-lors que, tant que Peau recouvre l'ori- fice inférieur du tube droit, il ne peut s'écouler par Porifîce supérieur du même tube que de Peau, et toute l'huile reste dans le récipient. (Ch.)

RECISE. {Bot. ) Un des noms, cités par Chomel, de la be- noîte, geum urhanum , plante usuelle. (J.)

RECKOLTER-VOGEL. (Ormf/i.) L'oiseau qu'on désigne en Suisse par cette dénomination, est, suivant Gesner et Al- drovande, cités par Brisson, la litorne ou tourdelle, tardas pilaris, Linn. (Ch. D.)

RÉCLAME. {Faucon, et Avicept.) Ce terme s'emploie, en fauconnerie, pour exprimer Faction de rappeler l'oiseau de proie sur le poing , eu lui montrant le leurre, et en avicep-

8 REC

tologie il désigne les appeaux dont se servent les oiseleurs. (Ch.D. )

RÉCLAMEUR. ( Ornith.) I,'oiseau ainsi nommé par Levail- lant, qui l'a figuré pi. 104 de son Ornithologie d'Afrique, est un merle, que M. Vieillot a appelé turdus reclamalor. (Ch.D.)

RECLUS [Embryon]. {Bot.) Renfermé dans le périsperme; exemples .- anaf^altis , canipanula, saxi/raga, galiuni. (Mass.)

RECLUS MARIN. {Malacoz.) L'abbé Dicquemare a parlé sous ce nom, dans le Journal de physique, année 1777, tome 2 , page 356 , d'une espètc d'ascidie des mers du Nord, que Gmelin a nommée A. mentuia. (De B.)

RÉCOLLET. ( Oinith.) Suivant Salerne on donne, à Qué- bec, ce nomaujaseur, ampe/fs, Linn. , et tomft^c«Vora,ïemm., à cause de la ressemblance que sa huppe a paru offrir avec le capuchon d'un récollet. (Ch. D.)

RECOURBÉ. (Bot.) Une graine est recourbée, lorsqu'elle est courbée de telle sorte que ses deux bouts sont très-voisins; exemple : potamogeton. Une radicule est recourbée, lorsqu'é- tant courbée sur elle-même, sa pointe se rapproche du hile; exemple : genista hispanica. Un embryon est recourbé, lors- qu'étant courbé sur lui-même, le sommet des cotylédons vient presque toucher la radicule; exemple: mirabilis jalappa. (Mass.)

RECTIDENT. {Bot.) Nom François proposé par Bridel pour le genre Okiiiopon (voyez ce mot), dans la famille des mous- ses. Bridel avoit dabord rejeté ce genre , indiqué par Bory de Sciint- Vincent; mais à présent, se rangeant au sentiment de Schwaegrichen, il l'adopte et le décrit dans sa Bryologie universelle, 1, pag. :j3i , et le caractérise ainsi : Péristome simple, à huit dents solitaires, droites, obscurément rayées; coiffe mitriforme , quelquefois fendue à sa base, pilifère ; capsule égale , ayant à sa base une sorte d'apophyse. La seule espèce qui compose ce genre, ïorlhodon serrât us, Bory (Sch.vœg. , Suppl. , 2 , tab. )o6;Brid., Bryol. univ. , 1 , pag. 232), est Voctoblepharum denté ^ décrit dans ce Dictionnaire à l'article Octoblkfharum (voyez ce mot). C'est dans ce genre que Bridel et Hooker l'avoient d'abord placée. (Lbm.)

RECTIFICATION. {Chim.) Distillation par laquelle on ob- tient, à l'état de pureté ou à un état qui en est voisin, un

REC 9

liquide qui étoit uni avec un autre moins volatil que lui. (Ch.)

RECTILIGNE [RAnicui.F.]. {Bot.) Suivant sans dév'atioM la direction de l'axe des cotylédons; exemples : coniftires, sviiàii- thérées. (Mass.)

RECTINERVÉE [ FF.i)ii.r.El. (Bot.) Dont les nervures se pro- longent en ligne droite: exemples : figus castanea , cariiinus hctulus. (Mass. )

RECÏRICES. (Ornith.) Les plumes qui forment la qunie sont pour les oiseaux une sorte de gouvernail, qui sert a lus diriger dans leur vol; on les nonuiie rectrices ou pennes cau- dales. Ces pennes sont toujours en nombre pair , mais ce nombre varie dans hs divers oiseaux. La queue a huit pennes dans le calao des Philippines; dix dans les toucans, les anis, les pics, les torcols , les colibris, les coucous; douze dans les passereaux et beaucoup d'autres; quatorze dans le coq et les poules, le lagopède , le cormoran , les fous, et dans plusieurs espèces de canards; seize dans la gelinotte, le macareux, le grand pingouin, la piette, le llammant, et dans plusieurs espèces de canards et d'oies; dix-huit dans les iétras, les per- drix et des espèces de harles; vingt dans l'outarde, les plon- geons . le pélican , etc.

Les rectrices, considérées relativement à leur structure, sont roides chez les pics et le grimpereau familier; molics chez le torcol , le grimpereau de muraille , la sitteilc; droites dans un grand nombre d'oiseaux; frisées en boucles dans le canard musqué . arrondies à l'exlrémifé chez divers oiseaux; pointues dans plusieurs espèces de canards; fourchues dans les pics; entièrement dénuées de barbes par le bout et ter- minées en pointe dans les hirondelles et l'engoulevent acu- tipennes, les sarcelles à queue épineuse et a longue queue, le talapiot, le picucule ; aplalits par les côtés et relevées dans les poules; aplaties par les côtés, les deux intermé- diaires beaucoup plus longues, reouurbéi^s en arc, dans le coq ; aplaties en dessus et recourbées en dehors à Textréniiié, dans le petit tétras à queue fourchue; voûtées dans le faisan ordinaire et le faisan doré; larges dans les pigeons; étroites dans le grimpereau familier: coupées cariéuient dans le coq de roche ou rupicole, les pitpits, les uiauakins , etc.

REG

Les pennes latérales de la queue diffèrent chez beau- coup d'oiseaux des pennes intermédiaires. Celles-ci sont, en général, plus étroites et plus aiguës que les latérales, qui sont plus larges et plus arrondies à l'extrémité. La première et la seconde de ces dernières sont souvent marquées dans une partie de leur longueuf, sur le bord interne , d'une tache colorée qui offre des caractères pour les espèces.

Lorsqu'on veut compter les pennes de la queue, on com- mence par les latérales , et l'on continue jusqu'à celles du mi- lieu ; on prend ensuite la plume intermédiaire qui touche celle à laquelle on s'tst arrêté, en recommençant par un. (Ch. D.)

RECTUM. (Anat.) Voyez Systèvie digesiif. (F.)

RECUIT. {Chim.) Opération que l'on fait subir aux métaux ductiles quand on les a battus au marteau et qu'ils ont acquis trop de dureté. Elle consiste à faire rougir ces métaux et à les laisser refroidir lenteuient, si toutefois ces métaux ne sont pas dans la catégorie des alliages de cuivre et d'étain , qui ont besoin d'être refroidis brusquement pour être ductiles. (Ch.)

RECURE DE CRAPAUD. {Bot.) C'est l'élatine verticillé. (L.D.)

RÉCURVIROSTRA. (OmiU.)Nom générique des avocettes. (Ch.D.)

RED-COD. [Ichthjol.) Nom de pays d'une Morue, dont nous avons parlé dans ce Dictionnaire, tom. XXXIII , pag. 5o. (H. C.)

RED-DEER. {Mamw.) Nom anglois du cerf. (Desm.)

RED -LEGGED- CRANE. (Ornith.) Les Anglois de la Ja- maïque appellent ainsi l'échasse, himantopus. (Ch.D.)

REDGA!\Œ. (Ornitli.) C'est en anglois le nom du ganga ou attagns, leirao alchata, Linn. (Ch. D.)

REDIF. (Bot.) Nom arabe, suivant Forskal , d'un petit arbre à feuilles opposées et à fleurs disposées en panicule ter- minale, qu'il nomme cissus arborea , nom que Vahl reporte au sahadora pcrsica de Linnaeus, auquel M. Delile conserve le nom de Rak (voyez ce mot). Forskal dit qu'on mange ses baies, que les feuilles sont appliquées avec succès sur les tu- jneurs et les bubons, et surtout que c'est un contre- poison éprouvé. Ce sahadora est aussi nommé rak chez les Arabes,

RED II

suivant M. Delile. Forskal cite encore le nom redif [)onr son capparls oblongifolia. (J.)

KEDLARKE. (Ornith.) Ce nom désigne, dans la Zoologie britannique, l'alouette aux joues brunes de la Pensjlvanie. (.Ch. D. )

REDOU, REDOUL ou RÉDOUX; Coriaria , Linn. {Bot.) Genre de plantes dicotylédones apétales, qui appartient à la dioécie decandrie du Système sexuel, et dont M. de Jussieu n'a pas assigné la place dans l'ordre des familles naturelles, mais que M. De CandoUe vient de prendre pour type d'un ordre particulier, sous le nom de Coiiariées , rangé par lui à la fin de sa division des thalamifores, et que d'ailleurs M. Desvaux, con- sidère comme ne devant p.is être éloigné des malpighiacécs. 11 offre pour caractères : Des fleurs hermaphrodites, ou mo- noïques, ou dioïques, ayant un calice très-court de cinq fo- lioles ovales, concaves; une corolle de cinq pétales très-pe- tifs, glanduliformes , placés entre les ovaires. Dix élamines insérées au réceptacle, à fîlamens filiformes, portant des an- thères oblongues à deux loges; un ovaire supère , à cinq angles , dépourvu de style et terminé par cinq stigmates alongés , subulés ; cinq capsules rapprochées, monospermes, indéhiscentes, imitant un fruit bacciforme, parce qu'elles sont recouvertes par les pétales glanduleux , peu apparens dans la fleur , mais qui prennent de Taccroissernent et de- viennent un peu charnus après la floraison.

Les rédoux sont des arbrisseaux à rameaux et à feuilles op- posées, dont les fleurs sont disposées en grappes terminales. On en connoît sept espèces, dont une seule appartient à l'an- cien continent.

Rédoo a fecilles de myrte; Coriaria mjrHfolia, Linn., Sp., 1/467. Ses tiges sont ligneuses, rameuses; elles s'élèvent en buisson à la hauteur de cinq à six pieds ; ses feuilles sont ovales, presque sessiies; et ses fleurs sont assez petites, ver- dàtres, disposées en petites grappes garnies de bractées. Cet arbrisseau croit dans les haies et les buissons du Midi de la France et de l'Europe ; on le trouve aussi dans le JN'ord de l'Afrique. Ses fruits sont vénéneux : plusieurs militaires fran- çois en ayant mangé pendant qu'ils étoient en Espagne , deux d'entre eux périrent dans les premières viugt-quatre heures-

RED

avant d'avoir pu recevoir des secours; les autres furent sau- vés, princip.'ilement ( n prenant l'émétique qui leur fil rendre parle vomissement une grande quantité de baies non digérées. Dans les pays ôet arbrisseau est commun, on emploie ses rameaux et ses feuilles pour le tannage des cuirs, et les fruits servent à teindre en noir. ( L. D.)

RÉDOUTÉE. {Bot.) Voyes Redutea. ( Lem. )

REDOYEL. (Ornith.) Nom du troglodyte, motacilla troglo- dytes, en Savoie. (Ch. D.)

REDSTART. (Orailh.) Nom anglois du rossignol de mu- raille, motacilla pluenicurus , Linn. (Ch.D.)

RÉDUCTION. (Cliim.) Opération par laquelle on sépare en générai Toxigène d'un métal oxigéné. (Ch.)

REDUTEA, Redoutée. (Bot.) Genre de plantes dicotylé- dones, monadelphes, de la famille des malvacées , de la mona- delphie polyandrie de Linnœus, offrant pour caractère essentiel : Un calice double, persistant; l'extérieur à plusieurs folioles; l'intérieur à cinq divisions; une corolle à cinq pétales ongui- culés, rcnnivensavcc la base du tube des étamines; lesfilamens nombreux, réunis en tube à leur partie inférieure, libres et râmeux à leur partie supérieure ; un ovaire supérieur ; un style surmonté de trois stigmates; une capsule à trois valves, sépa- rées par des cloisons adhérentes au milieu des valves, à trois loges, renfermant chacune six ou huit semences, envelop- pées d'un duvet lanugineux, attachées sur trois placenta fixés au fond de la capsule, alternes avec ses valves, droits et li- néaires.

Ce genre, dit Ventenat, se distingue des hibiscus par son stigmate à trois divisions et par ses capsules à trois loges; des gossjpium , par son calice extérieur à plusieurs folioles; du fugosia , par le nombre et la disposition des étamines, par ses trois stigmates, par son fruit polysperme et par ses se- mences laineuses; enfin, de toutes les malvacées connues, par ses trois placenta alternes avec les valves. Ventenat, l'au- teur de ce genre, l'a dédié à M. Redouté, artiste très -dis- tingué , et un de ceux qui ont le plus contribué à la perfection des divers ouvrages publiés avec figures sur la botanique.

Reduteà hétéro?hyli.e ; Kedutea heterophylla , Vent. , Jard. de Cels. 5 tab. ii. Plante herbacée, annuelle, parsemée sur

RED i3

toutes ses parties de petites écaiiles frangées et blanchâtres. Sa racine est pivotante; sa tige droite, fongueuse, hante d'en- viron un pied et demi; ses feuilles sont alternes , pétiolées, ovales, simples ou trilobées, d'un vert foncé; les pétioles coudés et comme articulés à leur insertion avec les feuilles. Les fleurs sont solitaires, axillaires , terminales, d'un beau jaune de soufre, tachées et rayées à leur base interne, d'un violet pourpre; les pédoncules dilatés à leur sommet, trian- gulaires, munis sur chaque angle d'une glande concave. Les pétales sont arrondis, un peu ondulés au sommet, rétrécis en un onglet très -court; les étamines d'un pourpre violet. Cette plante a été recueillie pai Riedlé , à l'île de Saint-Tho- mas. La beauté de ses fleurs, l'élégance de son feuillage, lui inérilent une place distinguée parmi les plantes qui ornent nos parterres. (Poir.)

RÉDUVE, Hedin'ius. (Enlom.) Genre d'insectes hémiptères à ailes coriaces et croisées; à antennes longues, en soie, et par conséquent de la famille des sanguisuges ou zoadelges.

Ce genre, établi par Fabricius, a tiré son nom d'une p;ir- ticularité que nous ferons connoitre avec plus de détails, mais qui consiste en ce que les larves de plusieurs espères , et même les nymphes, se masquent et déguisent leur existence sous des corps étrangers qu'elles collent et font adhérer à leur surface, du mot latin reduviœ, dont ces insectes se dé- pouillent.

Les caractères essentiels de ce genre sont : Antennes lon- gues, de quatre articles, dont le dernier plus grêle, séparées à leur insertion par un bec arqué, paroissant naître du front; tête dégagée, comme portée sur un col, à yeux globuleux, saillans; corps plat, large en dessus, caréné en dessous.

D'après ces notes, il est facile de distinguer les réduves , dont nous avons fait figurer une espèce sur la pi. 3?, n.° 3, de l'atlas de ce Dictioniiaire, d'avec les quatre autres genres compris dans la même famille des zoadelges.

D'abord , dans les punaises des lits et les mirides, le bec est plié et couché entre les pattes dans l'état de repos, ensuite ceux-ci ont la tête comme sessile ou engagée dans le corse- let; les ploières et les hydromètres ont, à la vérité, le bec arqué, non coudé; mais dans ces deux genres, les pattes sont

^4 RED

excessivement alongées, et le corps est linéaire ou dix fois plus alongé qu'il n'est large. Ces caractères, coaiuie on voit, sont tout-à-fait disfinclifs.

On connoit peu d'espèces de réduves en France, cependant ce genre en renferme beaucoup.

Dans le Systema rliyngoiorum de Fabricius, il en est rapporté soixante-douze espèces; une quarantaine d'autres, qu'il a rangés dans le genre Zelus, qu'il eu a séparé à cause de l'inserliork des antennes, non sur le front, mais à la base du bec : ce sont d'ailleurs des espèces étrangères, la plupart d'Amérique.

Parmi les espèces de France nous citerons les suivantes.

1." Le Réduve .masqué, Redui>ius personalus. C'est la pu- naise-mouche, décrite par Geofï'roy, tome i , p. 456, n." 4, et figurée pi. IX, n.° 5.

Car. Velu, d'un brun noirâtre; ailes noires.

Cette espèce se trouve assez souvent dans nos demeures; elle est nocturne, et souvent le soir elle vole vers la lumière. Lorsqu'on la saisit, elle porte de l'odeur, et en se défendant elle pique avec sa trompe; cette piqûre est très-douloureuse, presque autant que celle de l'abeille. 11 est probable que Fin- secte insère, en même temps qu'il pique, un venin destiné à paralyser les insectes, qu'il suce pour s'en nourrir. On sait, en effet, que sous les trois états de larve, de nymphe mobile et de perfection, il est constamment à la recherche des in- sectes et surtoutdes punaises de lits, qu'il nous rend le service de détruire. Sous la forme de larve et de nymphe, le réduve emploie la ruse pour se procurer plus facilement sa nourri- ture. Peu agile et lent dans ses mouvemens, il marche en tous sens, à la manière des crabes; mais, comme nous Favons dit, il est couvert d'ordures, de poussière, de poils, de laine et autres matières qu'il a rassemblées de toutes parts, ce qui le rend tout-à-fait méconnoissable sous ce déguisement, que Fin- secte emprunte aux corps voisins. C'est t^iutôt de la farine, du plâtre, de la poussière de bois vermoulu, des poils, des fils d'araignées qui servent à son travestissement, ce qui aug- mente son volume quelquefois de plus des deux tiers. 11 chemine alors par soubresauts; il s'arrête et reste immobile, puis il avance d'une manière ambiguë vers les araignées, les punaises et les autres insectes mous qu'il a trompés sous ce de^

REE i5

gulsement; mais il n'emploie ces moyens cjne pendant \ine époque de son exisleiicc! car, lorsqu'il a pris des ailes et ([u'il peut échapper aux dangers et subvenir lacileuient à tous ses besoins, il quitte le froc et resse son manège : il est-alors dé- pouillé de ces ordures, qui embarrasseroient son vol et qui lui sont désormais inutile. Lorsqu'on saisit l'insecte à cette épo- que, il produit un son très-distinct, qui provient du mouve- ment alternatif de frottement qu'il imprime à sou corselet et qui vibre sur la base de son abdomen.

•2° Réddve annei.é, i\eà. annulatus. C'est l'espèce que nous avons fait représenter dans l'atlas de ce Dirliounaire, pi. ny, n.° 3, et la punaise rouge à pattes rouges, de Geoffroy, t. i, pag. 457, n." 5.

Car. Noir; à pattes et à abdomen rouges, variés ou tache- lés de noir.

On trouve principalement cette espèce dans les bois et sur le tronc des arbres vermoulus. Sa larve est le plus souvent couverte de cette poussière de bois.

5." Réduve stridule, Red. stridulus.

Car. Noir, à élytres rouges, bords de l'abdomen gris, ponc- tués de noir.

On le trouve aux environs de Paris et à Montpellier.

4." Réduve gouttelette, lied, gullula.

Car. Noir lisse; élytres et pattes rouges, et un point blanc sur l'aile.

5.° Rlduve aptère, Red. apterus.

Car. Gris; abdomen noir, à taches rouges sur les bords.

Ces deux espèces ne sont pas rares aux environs de Paris. (CD.)

REE-BOCK. (Mamrn.) Ce nom, qu'on prononce r/V-iocfc, et qui signifie pelage de bouc, est donné par les habitans du cap de Bonne-Espérance à une espèce d'ANiiLOPE. Voyez ce mot. ( De3M. )

REED-SPARROW. (Orwth.) Nom anglois de l'ortolan ou bruant des roseaux, emberiza schaniclus , Linn. 'Ch.D.)

REEDSU. (Bot.) Noifi japonois, suivant M. Thunberg, de son dolichos lincatus. (J. )

REEM. ( Mamm.) Animal, dont il est parlé dans la Bible, et que les commentateurs de ce livre saint ont gêné-

î6 REE

ralcment rapporté à une espèce de rhinocéros. ( Dësm. )

REEVE. ( Ornitli.) Les Anglois désignent par ce nom la fe- melle du combattant, tringn piignax , Linn. (Ch.D. )

REFAIT. {Mamm.) Les chasseurs nomment ainsi les bois de cerf, de daim ou de chevreuil, lorsqu'ils viennent de re- pousser. ( Desm. )

RÉFLÉCHI. {Bot.) Fléchi en dehors, de manière que la pointe regarde la terre et la courbure le ciel; exemples : ra- mification de Vequisetum sylvalicum ; feuilles du dracœna reflexa, de Yiniila pulicaria; involucre de Vathamantha Ubanotis; divi- sions ilu c.Tlicedu prunus cerasu s, du ranunculusjlammula ; limbe de la corolle du solanum dulcamara , de Vasclepias; pétales de Varaiia urborea ; lèvre supérieure de la corolle du plectranthu s; lèvre inférieure de la corolle du chelone barhata; style du rumex scutatus, du nigdla; étamincs de la pariétaire, de l'ortie. On dit les colvlédons réfléchis, lorsque, se recourbant, ils rap- prochent leur sommet de la radicule; exemple: nyctaginées. (Mass.)

RÉFLEXINE ou ADOSSETTE ; Anacampton, Bridel. [Bot.) Genre de la famille des mousses, caractérisé par son péristome double, l'extérieur à seize dents pyramidales, se réfléchissant en dehors et finissant par s'appliquer sur l'urne; l'intérieur également à seize dents, mais alternes, avec autant de cils capillaires, beaucoup plus courts, infléchis en dedans et hori- zontaux; coiffe conique, glabre, fendue à la base.

Ce genre, que Bridel a fait connoitre en 1819, ne com- prend qu'une espèce, c' est Vanacanip ton splachnoides de Bridel, qui l'avoit d'abord placé dans le genre Orthotrichum , et qui, d'après Schwaegrichen , seroit une espèce de neckera.

Vanacamf'on splachnoides est une mousse qu'on trouve aux environs d'F^lnangen en Souabe , et, dit-on , dans diverses parties de FAUemagne. Elle croît en forme de petits gazons sur les écorces du sapin, en y adhérant tellement qu'il est difficile de Fen détacher. Sa tige est rampante, rameuse, longue de six à douze lignes au plus, garnie à sa partie infé- rieure d'un grand nombre de petites racines; ses feuilles sont denses, ovales, lancéolées, pointues; ses capsules oblongues, lont'uement pédicellées, munies d'un opercule conique, un peu obtus, terminé en bec. (Lem.)

REG î7

RÉFLEXION DE LA LUMIÈRE. {Phj^s.) Voyez à Partîcle Lu.MiÈRE, tom. XXVII, pag. 296. (L.)

RÉFLEXION DES CORPS ÉLASTIQUES. {Phjs.) Voyez à l'article Ressort. (L.)

RÉFRACTAIRE. ( Chim, ) Épithète qui s'applique à un corps qui est infusible ou qui ne fond qu'aux températures les plus élevées. (Ch.)

RÉFRACTION DE LA LUMIÈRE. {Phjs.) Voyez à l'article Lumière, tom. XXVII, pag. 299. (L.)

RÉFRIGÉRANT. {Ckim.) C'est la partie d'un appareil dis* tillatoire l'on condense en liquide la vapeur produite dans la capacité de cet appareil , qui est- exposée à l'action du feu. Le réfrigérant se compose de deux capacités; l'une, pé- nétre la vapeur, l'autre qui environne la première et qui en est séparée par une paroi mince ; celle-ci est remplie , soit d'eau froide, soit de glace ou de neige. On conçoit d'après cela que la paroi qui sépare ces deux capacités étant ainsi re- froidie, la vapeur qui viendra la toucher devra se condenser. Une fois condensée en liquide, elle s'écoule dans le réci- pient qui est placé au-dessous du réfrigérant. (Ch.)

RÉGAGNON. (Bot.) Variété de froment cultivée dans les Hautes-Alpes, et dont le grain est gros, suivant M. Poiret. (J.)

REGAIN. ( Bot. ) On donne ce nom à la seconde et à la troi- sième coupe d'herbe que l'on fait dans les prairies. ( L. D. )

REGALBULO. (Ornith.) Nom italien du loriot d'Europe, orîolus galbula, Linn. , qu'on écrit aussi regalbero. ( Ch. D.)

RÉGALEC, Regalecus. (IchthyoL) Le naturaliste Ascagne, le premier, a créé sous ce nom un genre de poissons, qui appartient à la famille des péroptères parmi les holobranches apodes , et que l'on peut reconnoître aux caractères suivans -

Catopes nuls ou plutôt remplacés par de très - longs Jilets tlio- raciques; nageoire de Vanus nulle aussi; deux nageoires dorsales, la première peu étendue, la seconde régnant sur presque tout le corps; nageoires pectorales petites ; une nageoire caudale.

Il devient ainsi facile de distinguer les Régalecs des Af- TÉRiCHTHEs, qjii n'ont aucune nageoire; des Ophisckes, des NoTOPTÈREs, des Leptocéphales , des Trichiures , des Carafes ^ des Gymnonotes, qui n'ont point de nageoire caudale; des ApréRONOTEs, qui sont privés de celle du dos; des Gymnètres; 45. X a

■a KEG

qui n'ont qu'une seule dorsale. (Voyez ces différens noms de

genres et Péroptères. )

Le Régai.ec GLEs^E ou le Roi des harengs dd Nord : Rega- lecus glesne , Ascag. ; Gymnetrus remipes , Schneid. Filamens thoraciques, terminés chacun par un disque membraneux; seconde dorsale réunie à la caudale; corps et queue trés- alongés et comprimés ; mâchoires armées de dents nom- breuses; teinte générale argentée, avec de petits points noirs, disposés en raies longitudinales; trois bandes brunes trans- versales sur la partie postérieure de la queue.

On rencontre souvent ce poisson au milieu des innombra- bles légions de harengs, ce qui l'a fait regarder par les pê- cheurs norwégiens comme le roi de ces derniers, d'où son nom de régalée (rex halecum). Si, comme le pense M. Cuvier, il est le même animal que le gymnetrus Grjllii , dont il est question dans les Noui>eaux mémoires de Stockholm pour 1798, il atteindroit une longueur de dix- huit pieds.

Le Régalec lancéolé ; Regalecus lanceolatus , Lacépède. Na- geoire de la queue lancéolée; corps alongé et serpentiforme.

Cette espèce a été établie par de Lacépède , d'après un dessin chinois. Elle paroît être d'une teinte d'or, mêlée de brun.

Le RÉGALEC DES Indes : Regalecus Russelii; Gymnetrus Russe- lii , Shaw. Filamens thoraciques en fils simples; première dorsale élevée; un filament au bout de la queue. (H. C. )

REGALIOLUS. ( Ornith. ) Le roitelet est désigné par ce nom et par ceux deregillus, orchillus , dans plusieurs auteurs. (Ch.D.)

RÉGALUSSIA. (Bot.) Gouan cite ce nom languedocien de la réglisse. ( J. )

REGARDEZ-MOI. {Bot.) La scabieuse noire-pourpre a été quelquefois désignée ainsi. ( L. D.)

REGENPFEIFFER. ( Ornù/i. ) Nom allemand des pluviers. (Ch.D.)

REGENVOGEL. (Ornith.) Les Allemands nomment ainsi le courlis commun, scolopax arcuata, Linn., qui est le regen spaaer des Danois. (Ch. D.)

REGEYO. (Ornith.) C'est un des noms que reçoit le lo- riot en Italie. (Desm.)

REGHAT. (Bot.) Nom arabe du stachjs palœsliaa, selon M. Delile. (J.)

R.EGILLO. (Ornith.)